Le Projet de la liste du Mouvement Démocrate
en Ile-de-France
L’Île-de-France en 50 questions
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Le constat sur notre région
L’Île-de-France a des atouts considérables, mais notre qualité de vie se dégrade. Tout d’abord, les presque 12 millions de Franciliens constituent la première de ses forces : ses habitants sont dynamiques et bien formés. L’Île-de-France regroupe aussi un patrimoine historique et culturel incomparable, un environnement naturel extrêmement riche qui en fait à la fois une grande région agricole et un espace écologique irremplaçable. Elle marie la plus belle ville du monde avec des centaines de villes et villages merveilleux. Et l’Île-de-France, c’est aussi la région la plus jeune de France et le premier potentiel en matière de recherche et d’innovation en Europe.
Toutefois, les conditions de vie pour beaucoup sont devenues insupportables. Près d’un Francilien sur deux exprime une envie de quitter la Région : des trajets toujours plus longs pour les habitants, la difficulté de trouver un logement à prix abordable à proximité de son travail, la dégradation continue de la qualité de notre air et de notre eau mais aussi de l’accès aux soins de santé, des injustices et des discriminations qui affectent d’abord les plus modestes, une désertification économique et industrielle dans beaucoup d’endroits… Première région française en termes de richesse par habitant, l’Île-de-France n’est que la quinzième région (sur 22) en ce qui concerne la qualité de vie : cela n’est plus acceptable !
A gauche comme à droite, du sommet de l’Etat à la gestion quotidienne de la Région, trop de temps est passé dans des querelles stériles alors qu’il y a tant à faire ! Aucun des partis comme l’UMP, le PS ou les Verts n’ont pris la vraie mesure des problèmes qui surgissent : la crise crée des urgences et une aspiration à un autre modèle de vie au niveau local, fait de plus de solidarité et d’égalité.
Le projet pour la Région
Il faut se concentrer sur quelques priorités, et les poursuivre sans relâche pour changer cette situation. Notre région a des moyens importants, plus de 4 milliards d’euros chaque année. Ils doivent aller vers les problèmes les plus urgents.
La crise économique a durement touché l’Île-de-France. Être incertain sur son emploi, au chômage ou ne pas pouvoir trouver un premier emploi, cela vous empêche de vous projeter dans l’avenir, de vous intégrer pleinement dans la société. Ma première priorité sera donc de mettre en place un programme très important en faveur de la création d’emplois, en nous appuyant d’abord sur les petites et moyennes entreprises, car nous voulons des emplois réels, qui correspondent à de vrais besoins. Je veux doubler immédiatement le budget pour le développement économique de la région !
L’avenir c’est aussi la formation. Je veux donner à chacun sa chance par une politique d’éducation renforcée. La région ne peut se contenter de construire les murs des lycées. Nous avons la responsabilité de faire émerger tous les talents, où qu’ils soient, quels qu’ils soient. Ce sera ma seconde priorité. Pour cela il nous faut là aussi agir sur l’ensemble du système par des actions volontaires, pour donner sa chance à chacun.
Le développement de notre région s’est fait au détriment de la proximité, des solidarités, des contacts humains, de notre environnement. Nous ne voulons plus faire entrer les Franciliens, contraints et forcés, dans des constructions théoriques.. Il faut donc recréer de la qualité de vie et de la proximité pour tous les Franciliens. Pour cela, mon ambition, est de reconstituer de véritables « bassins de Vie » en Île-de-France et de refabriquer du local. C’est ma 3ème priorité. Chaque Francilien doit pouvoir accéder à un travail, à un établissement d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle, à une infrastructure culturelle ou sportive, à un espace naturel, à des commerces variés, aux équipements administratifs, aux centres médicaux et hospitaliers… à moins de 30 minutes de chez lui.
Nous avons également le devoir de transmettre à nos enfants une région dont ils seront fiers. Cela nous impose des contraintes fortes pour préserver notre environnement. C’est pourquoi notre projet est constitué de mesures concrètes, réalisables dans la mandature. Pour avoir un véritable impact, elles recouvriront l’ensemble des champs d’intervention possibles : transports, économies d’énergie, urbanisme, agriculture, formation etc. Le respect des futures générations, c’est aussi léguer des finances saines à ceux qui nous suivront. Notre région doit être gérée en privilégiant les investissements constructifs plutôt que les dépenses de court terme, de façon transparente et vérifiable, sans alourdir inconsidérément notre dette.
En trois chapitres, qui déclinent notre projet, nous répondons à une cinquantaine de questions qui nous ont été posées par les Franciliens. Mon souhait est que vous y trouviez les réponses qui nous permettront de construire ensemble une région dont la qualité de vie doit être au niveau des premières régions françaises.
Alain Dolium Tête de liste du Mouvement Démocrate en Île-de-France
L’Île-de-France en 50 questions
Le constat sur notre région
Le projet pour la Région
I – L’emploi, le poumon de la vie
Q1 : Que comptez-vous faire concrètement dès votre élection pour créer des emplois ?
Q2 : Comment allez vous valoriser le potentiel économique et encourager l’attractivité de notre Région pour créer de nouveaux emplois ?
Q3 : Qu’allez vous faire de plus que le gouvernement pour une entreprise ou un commerce ?
Q4 : Allez-vous aider ceux qui ont le plus de mal à trouver des emplois ?
Q5 : Allez-vous favoriser des filières d’emploi en particulier ?
Q6 : Comment faire de l’Ile de France l’une des Régions les plus innovantes d’Europe ?
Q7 : Ne prenons-nous pas du retard en matière d’innovation par rapport à nos concurrents ?
Q8 : Le potentiel touristique est sous-utilisé en Île-de-France. Comment le renforcer ?
Q9 : Quelle place reste t-il pour l’agriculture dans notre région ?
Q10 : Je suis agriculteur. Que comptez-vous faire pour promouvoir mon activité en Île-de-France ?
Q11 : Je suis en formation de pré-qualification, j’ai besoin de passer mon permis mais je n’en ai pas les moyens de me payer mon permis de conduire, existe-t-il une aide ?
II – Une véritable égalité des chances et des territoires
MIEUX SE FORMER POUR MIEUX CHOISIR SON AVENIR
Q12 : Mes enfants se perdent dans le « maquis » éducatif. Que peut faire la Région ?
Q13 : Les métiers techniques et manuels créent de l’emploi. Comment mieux soutenir l’apprentissage dans la Région ?
Q14 : Comment redonner à chacun sa chance s’il ne fréquente plus le système scolaire ?
Q15 : Comment comptez-vous répondre à tous ceux qui souhaitent se former - ou tout simplement savoir - sans devoir quitter leur lieu de vie ?
Q16 : Comment rendre plus accessible et mieux soutenir l’Université, la Recherche ?
AIDER À SE LOGER CEUX EN ONT LE PLUS BESOIN
Q17 : A cause du coût des logements, j’ai dû emménager à plus d’une heure de mon travail. Que faire pour avoir des logements à prix abordable ?
Q18 : Faute de place en cité universitaire, j’ai dû travailler pour payer mon logement étudiant près de mon université. Aurai-je plus de chance l’an prochain ?
Q19 : Comment permettre aux personnes à mobilité réduite de conserver ou d’acquérir un logement ?
ACCÉDER AUX SERVICES PUBLICS ESSENTIELS : TRANSPORTS, SÉCURITÉ, ACTIVITÉS CULTURELLES ET SPORTIVES …
Q20 : Il devient de plus en plus difficile d’accéder aux services publics, surtout pour ceux qui maîtrisent mal Internet. Pouvez-vous faire quelque chose ?
Q21 : On constate une dégradation du service rendu aux Franciliens par les transports en commun en termes de régularité, de saturation aux heures de pointe, de confort des voyageurs. Les usagers attendent des améliorations rapidement, lesquelles proposez-vous ?
Q22 : Je n’ose plus sortir le soir : comment faire disparaître les zones d’insécurité ?
Q23 : Mon médecin de famille vient de prendre sa retraite, et l’hôpital près de chez moi a fermé. Comment me faire soigner alors que j’ai des difficultés à me déplacer ?
Q24 : Comment faire pour que les évènements ou formations culturelles (théâtre, concert, danse…) ne soient pas réservés à quelques privilégiés ?
Q25 : La pratique de nombreux sports devient difficile pour beaucoup de Franciliens, faute d’équipements ou d’encadrement. Que peut faire la Région ?
Q26 : Il faut développer des structures de proximité animées par des élus qui connaissent bien nos problèmes ! Que proposez-vous ?
Q27 : La jeunesse exprime de nouvelles attentes sur sa vie future. Comment allez-vous y répondre ?
III - Plus de proximité pour vivre mieux
Q28 : Il est facile de parler d’avenir quand tout se dégrade à court terme.
RAPPROCHER LES FRANCILIENS PAR DES TRANSPORTS PLUS FIABLES, PLUS ACCESSIBLES, PLUS SÛRS ET PLUS JUSTES
Q29 : Notre population augmente et donc la demande de transport aussi. Comment éviter une saturation du réseau ?
Q30 : Je ne comprends pas la politique tarifaire de la SNCF ou de la RATP. Est-elle adaptée aux situations personnelles des Franciliens ?
Q31 : Je me déplace surtout en transports en commun. Pourquoi est-il si difficile de trouver une information claire et précise et de prendre le métro ou le RER après 1h du matin ?
Q32 : Je suis en fauteuil roulant sans moyen de transport individuel. Du coup, chaque déplacement est une vraie galère, quand il n’est pas tout simplement impossible. Que peut faire la Région pour améliorer ma situation ?
Q33 : Je ne bénéficie pas de transports en commun car j’habite dans une zone rurale. Pour me déplacer, je prends ma voiture mais aller à Paris est une vraie galère. Comment améliorer la circulation ?
Q34 : Les poids lourds provoquent des nuisances lors des traversées d’agglomérations, existe-t-il un moyen pour réduire le flux de ces camions ?
Q35 : Comment utiliser le transport aérien sans accroître ses nuisances ? CONSTRUIRE UNE RÉGION DURABLE
Q36 : Comment allez-vous remédier à la dégradation continue de notre cadre de vie ?
Q37 : Après Copenhague, comment tenir un engagement régional à la hauteur pour l’environnement ?
Q 38 : Comment être concret et réaliste pour l’environnement ?
Q39 : Pour lutter contre la pollution, comment favoriser les modes de transports propres ?
Q40 : Les constructions urbaines utilisent beaucoup d’énergie. Qu’allez-vous faire pour minimiser leur impact sur l’environnement ?
GOUVERNER DANS UN CADRE PLUS PROCHE, MIEUX COMPRIS ET PLUS TRANSPARENT
Q41 : Je pense que notre Région est très différente des autres et mérite un projet ambitieux ! Pourquoi vous opposez-vous au Grand Paris ?
Q42 : Je n’ai jamais eu de contact avec mon conseiller régional dont je ne connais même pas le nom ! Pourquoi voulez-vous que j’aille voter ?
Q43 : La réforme des collectivités territoriales est une nécessité ! Que comptez-vous faire pour supprimer ce véritable « millefeuille » des institutions, coûteux en fonctionnement et sans doute peu efficace ?
Q44 : Tout le monde parle de gouvernance et de démocratie participative ! Or je suis mal informé sur ce que fait la Région et encore moins consulté ! Qu’est-ce qui vous distingue des autres ?
Q45 : Je ne suis pas sûr que la Région soit bien gérée ! On dépense sans compter ! Il faut faire des économies ! Partagez-vous cet objectif ?
Q46 : Vous faites comme les autres beaucoup de propositions ! Mais les Régions sont endettées et les impôts déjà élevés ! Comment allez-vous faire ?
Q47 : Les finances permettent-elles de réaliser vos propositions d’avenir ?
Q 48 : Comment comptez vous mesurez les effets de vos actions ?
SE RAPPROCHER DU MONDE EN AUGMENTANT NOS ATOUTS
Q49 : Vous parlez de l’Europe ! Quel est notre lien ? Que fait l’Europe pour les Franciliens et comment agir ?
Q50 : Et l’International, on nous en parle mais à quoi cela nous sert concrètement ?
Q51 : Finalement, quelle serait, selon vous, l’action la plus décisive pour écouter les Franciliens et restaurer une qualité de vie à la hauteur de la région capitale ?
Q52 : Après l’élection régionale, comment comptez-vous agir, avec ceux qui seront élus MoDem, pendant le prochain mandat ?
I – L’EMPLOI, LE POUMON DE LA VIE
Aujourd’hui, l’Île-de-France compte plus de 500.000 chômeurs. Et plus de 10 000 entreprises sont tombées en faillite en 2009. La difficulté de trouver un emploi ou la peur de le perdre est une épreuve quotidienne. C’est pourquoi l’emploi doit être notre première priorité.
L’Île-de-France est une locomotive naturelle de l’économie nationale. Et pourtant elle n’a pas réussi à tirer profit de ses atouts. Durant les années 2000, la croissance économique a été 2,5 fois plus faible que la moyenne des grandes métropoles comparables comme Londres, New-York et Los Angeles. Les créations d’entreprises ont été inférieures à la moyenne nationale. Face à la crise, la Région doit devenir le vrai chef de file du développement économique sur son territoire. Notre priorité d’action ira aux TPE/PME, les premiers créateurs d’emploi :
Q1 : Que comptez-vous faire concrètement dès votre élection pour créer des emplois ?
R1 : Notre objectif est de créer 160.000 emplois sur 4 ans. Dès les premiers mois, nous soutiendrons en priorité les créateurs d’emplois, les TPE/PME, les premiers capables de développer l’emploi. Trop d’obstacles se dressent encore devant elles. L’Ile de France compte plus de 600.000 entreprises, dont l’immense majorité est formée de TPE-PME, et 130.000 artisans… Il suffit qu’une entreprise sur 3 crée un seul emploi en 4 ans pour atteindre notre objectif. C’est tout à fait possible ! Cap sur l’emploi donc :
Nous lançons l’« embauche sans crainte » : c’est une garantie de remboursement des cotisations patronales pour les TPE-PME en cas de résultats déficitaires dans les 2 ans qui suivent la création d’un nouvel emploi, pour leur permettre d’investir et d’embaucher sans crainte.
Nous renforçons l’aide au démarrage et facilitons l’hébergement des TPE/PME (hôtels d’entreprise, pépinières…), leur mise en réseaux (groupements d’employeur notamment), mais aussi l’essaimage, la transmission et la reprise d’établissements. Un guichet unique donnant accès à toutes les aides disponibles sera mis à leur disposition.
Nous voulons le retour à un emploi stable pour 25 000 chômeurs de longue durée et personnes au RSA, grâce aux emplois-projets et aux aides aux entreprises et associations d’insertion par l’activité économique.
Pour atteindre cet objectif, nous doublerons immédiatement le budget du développement économique, qui représente actuellement environ 3% du budget total contre 8,3% en moyenne dans les autres régions.
Q2 : Comment allez vous valoriser le potentiel économique et encourager l’attractivité de notre Région pour créer de nouveaux emplois ?
R2 : Pour nous, il faut mieux répartir les activités économiques au sein de la Région pour à la fois valoriser les atouts innovants de chaque département et soutenir les emplois de proximité. Pour chaque nouvel investisseur, la Région doit être capable de lui proposer de s’implanter dans une large zone d’activités économiques, regroupant activités de pointe mais aussi services traditionnels (transport, logement, commerce, services…). Nous proposons ainsi que l’Île-de-France poursuive son développement économique autour de larges bassins d’activités, intégrés dans une démarche de proximité avec les habitants et leur environnement au sein de vrais pôles de vie. Ces bassins pourront s’appuyer sur les domaines spécialisés et complémentaires déjà présents dans les différents départements de la Région (par exemple l’aménagement urbain autour de Marne la Vallée/Sénart en Seine-et-Marne, ou les activités transports et mobilité, bâtiment et environnement près de Saint Quentin en Yvelines dans le 78). Pour favoriser le développement de ces zones, des mesures incitatives doivent être envisagées, en particulier :
le renforcement des conventions emplois/habitat,
la mise en place d’une nouvelle politique foncière adaptée, en lien avec les communes,
l’élargissement des missions de l’Agence Régionale de Développement Économique à la promotion de larges bassins d’activités,
à titre exceptionnel, une diminution de la cotisation sur la valeur ajoutée dans les zones délaissées.
Q3 : Qu’allez vous faire de plus que le gouvernement pour une entreprise ou un commerce ?
R3 : Nous proposons de créer un guichet unique pour les TPE, PME et PMI (avec une antenne par département), en lien avec les chambres consulaires, qui gère l’ensemble du dispositif régional d’appui à ces entreprises. Ce dispositif visera à :
Appuyer la transmission, la reprise ou l’installation de nouvelles activités (services, nouvelles technologies, artisanat, agriculture), en renforçant le Fonds Régional pour l’Innovation, avec possibilité de prendre temporairement part au capital des entreprises ;
Appuyer la mise en réseaux des entreprises, les ruches et la création de groupements d’employeurs pour permettre aux TPE-PME de recruter en commun les compétences qui leur manque ou de mutualiser leur risque et soutenir la création de pépinières d’entreprises et de lieux d’échanges ;
Appuyer le microcrédit, en particulier dans les territoires les plus défavorisés pour encourager la création de TPE, notamment dans le secteur des services à la personne ;
Soutenir la prospection des PME franciliennes sur les marchés à l’export ;
Favoriser l’économie sociale et solidaire, qui permet d’œuvrer dans l’intérêt des PME/PMI (coopérative de production, SCOP, mutuelles, associations). Nous voulons également soutenir les projets qui visent à restaurer les commerces de proximité, qui sont essentiels pour le lien social et la collectivité. Le dispositif « Emplois Projets » et « Capital Jeunes » doivent y contribuer sur l’ensemble du territoire francilien. La possibilité d’ouverture des commerces en nocturne (jusqu’à 21h30) sera également évaluée avec les acteurs concernés, de même que la mise en réseaux des commerçants de proximité (et la mise en place de sites de commande en ligne dédiés pour ceux-ci) sera également facilitée.
Q4 : Allez-vous aider ceux qui ont le plus de mal à trouver des emplois ?
R4 : C’est une nécessité. En plus d’efforts spécifiques sur la formation, nous proposons 3 mesures clé.
D’abord, nous mettrons en œuvre une politique de grande ampleur de soutien aux entreprises et associations d’Insertion par l’Activité Économique (IAE) qui aident plus particulièrement les chômeurs de longue durée, les personnes au RSA, et les exclus du marché du travail à retrouver un travail. Nous doublerons les fonds consacrés à l’IAE, qui sont largement inférieurs aux autres régions. La priorité sera donnée à toutes les zones défavorisées de la Région. Au total, notre objectif est de favoriser le retour à un emploi stable de 15 000 personnes (contre 6 500 par an aujourd’hui).
Ensuite, la Région aidera à la création de 10 000 « emplois projets ». Ces emplois viendront soutenir des nouveaux projets dans les structures de l’Insertion par l’Activité Économique, ainsi que de l’Économie Sociale et Solidaire (SCOP, associations…) ou des projets visant à renforcer l’activité de proximité (commerce, artisanat…), notamment dans les territoires défavorisés. Ceux qui ont du mal à trouver des emplois (jeunes à faible qualification, chômeurs de longue durée, handicapés notamment) y auront accès en priorité.
Nous proposons le programme « Capital Jeunes ». Pour un projet proposé par un jeune à faible qualification, la Région financera 10 000 euros directement avec le jeune et 10 000 euros via une structure de capital investissement d’Insertion par l’Activité Économique. Le jeune sera ainsi accompagné dans son projet par des experts et une formation le cas échéant. Dans un premier temps, 1 000 projets seront ainsi financés.
Enfin, nous aiderons financièrement les personnes suivant une démarche d’insertion ou une formation pré-qualifiante à acquérir un permis de conduire.
Q5 : Allez-vous favoriser des filières d’emploi en particulier ?
R5 : Pour nous, il faut valoriser tout autant nos gisements d’emploi existants comme les emplois de proximité dans le tourisme, le bâtiment, les services à la personne, le commerce et l’agriculture, que ceux du futur, comme les technologies de l’environnement ou de l’information. La Région doit jouer un rôle moteur pour favoriser le développement des emplois verts, notamment dans les secteurs du renforcement de l’efficacité énergétique et des nouvelles énergies. Nous favoriserons une meilleure orientation et formation vers ces secteurs porteurs.
Q6 : Comment faire de l’Ile de France l’une des Régions les plus innovantes d’Europe ?
R6 : Notre Région n’utilise pas pleinement son potentiel de recherche et d’innovation. Notre objectif est de faire passer l’Ile de France du 9ème rang européen des régions innovantes aux cinq premiers rangs. En organisant de manière réellement efficace la connexion entre les sphères de la création d’entreprise et celles de la recherche, nous valoriserons le formidable potentiel d’innovation francilien (incubateurs, start-up) en soutenant les projets dans lesquels les universités, les laboratoires de recherche et les entreprises franciliennes travaillent ensemble (l’Île-de-France, c’est 30% des étudiants français et 40% de la recherche publique et privée). Une vice-présidence à l’innovation au sein de Conseil régional sera créée pour mettre en œuvre toutes les synergies possibles. Les éco-innovations mais aussi les technologies de l’avenir comme celles de l’information et de la communication ou de la santé seront plus particulièrement privilégiées. L’Agence Régionale de Développement Économique et le Fonds Régional pour l’Innovation seront renforcés pour mettre en œuvre cette politique.
Q7 : Ne prenons-nous pas du retard en matière d’innovation par rapport à nos concurrents ?
R7 : L’innovation a besoin de libertés et de soutiens. Dans ce domaine, la Région ne doit pas planifier mais faciliter, en rapprochant les acteurs présents sur son territoire et en leur permettant de conjuguer leurs talents. Ainsi, deux actions seront prioritaires :
• le financement des campus de recherche qui accueilleront des start-up à loyer modéré,
• le rééquilibrage des pôles de compétitivité en faveur des PME, souvent les entreprises les plus dynamiques et innovantes par rapport à beaucoup de grands groupes.
Q8 : Le potentiel touristique est sous-utilisé en Île-de-France. Comment le renforcer ?
R8 : Le tourisme doit être réhabilité comme un moteur de développement de l’emploi et de l’activité : avec 600 000 emplois directs ou indirects, il est en croissance continue et plus rapide que les autres secteurs d’activité. Il représente près de 10 % du produit intérieur brut (PIB) régional et l’Île-de-France est la première région du monde en termes de fréquentation touristique. Cette seule dimension contribue à son rayonnement international. Malheureusement, si l’Île-de-France dispose d’un potentiel exceptionnel, celui-ci n’est que partiellement mis en valeur : à part Paris et quelques sites exceptionnels, une richesse considérable, dans les banlieues (basilique Saint-Denis …) ou à la périphérie de la région (villes et villages historiques, Parcs Régionaux…) est ignorée.
Nous remettrons à sa juste place ce secteur qui est une des compétences régionales obligatoires, en particulier par l’adoption d’un schéma directeur régional du développement touristique, par la création de chambres d’hôtes pour offrir aux touristes un séjour « chez l’habitant », en adaptant l’accès des touristes au réseau de transports urbains, en remettant la fête au cœur de l’offre touristique pour redynamiser l’image de la région et associer les Franciliens, en assurant la promotion auprès des franciliens d’un « esprit d’accueil » faisant des habitants de notre région les véritables hôtes des visiteurs français et étrangers, en faisant la promotion de l’ensemble du potentiel touristique de notre région (sites internet, affichage etc.).
Q9 : Quelle place reste t-il pour l’agriculture dans notre région ?
R9 : Contrairement à ce que l’on peut penser, l’Île-de-France demeure une région rurale sur les trois-quarts de sa surface. L’agriculture joue un rôle essentiel pour les paysages, l’environnement et bien entendu pour nourrir la population la plus concentrée de France, qui est celle de l’Île-de-France. Or les tendances actuelles, si on les laisse aller, conduiront à la repousser toujours plus loin des centres urbains, et donc à augmenter le transport et les coûts ; elles conduiront également à intensifier encore une agriculture devenue polluante pour la nappe phréatique comme pour les nappes profondes. Il faut veiller sur les agriculteurs et soutenir les initiatives de protection de l’environnement, de développement des circuits courts (et donc maintenir la production locale même en agglomération), et de labellisation. Rappelons-nous que l’agriculture protège tout notre capital de long terme.
Q10 : Je suis agriculteur. Que comptez-vous faire pour promouvoir mon activité en Île-de-France ?
R10 : Les territoires ruraux, agricoles et forestiers occupent encore près de 80% du territoire de la Région et constituent un formidable potentiel économique. L’agriculture pour sa part joue un rôle essentiel pour les paysages, l’environnement et bien entendu pour nourrir la population la plus concentrée d’Île-de-France. Or les tendances actuelles, si on les laisse aller, conduiront à la repousser plus loin, donc à augmenter le transport et les coûts ; elles conduiront également à intensifier encore une agriculture devenue polluante pour la nappe phréatique comme pour les nappes profondes. Nous faisons 4 propositions :
favoriser les filières courtes entre les zones urbaines et rurales, les labels « Île-de-France » et le courtage des ventes des agriculteurs, ce qui facilitera le maintien d’une agriculture de proximité, comme sur le plateau de Saclay et une meilleure marge des agriculteurs par rapport à la distribution.
promouvoir le développement de la bio-agriculture, moins polluante et protégeant les nappes d’eau. La Région pourrait ici être exemplaire pour approvisionner la restauration des lycées.
préserver la biodiversité large, comme indicateur de santé de la nature
développer une agriculture citoyenne, c’est à dire connue de tous, à travers des « agriparcs » pratiquant et montrant l’agriculture sous tous ses aspects.
Q11 : Je suis en formation de pré-qualification, j’ai besoin de passer mon permis mais je n’en ai pas les moyens de me payer mon permis de conduire, existe-t-il une aide ?
R11 : Si les déplacements en transports en commun doivent être privilégiés en Île-de-France, la possession d’un permis de conduire B reste primordiale lors d’une recherche d’emploi ou la poursuite d’une formation. Cette mesure s’inscrit en faveur de l’égalité des chances d’accès à l’emploi et permet aussi d’être aux côtés des jeunes et de leurs familles en cette période de difficultés économiques et sociales, en favorisant leur insertion sociale et professionnelle.
C’est pourquoi, nous prolongerons l’aide régionale à l’obtention du permis de conduire d’un montant de 600 € maximum pour les jeunes franciliens en démarche d’insertion ou de pré-qualification.
II – UNE VERITABLE EGALITE DES CHANCES ET DES TERRITOIRES
Malgré ses atouts et sa richesse, l’Île-de-France est une région profondément inégalitaire. Le développement de la Région s’est fait au profit de quelques zones privilégiées, tandis que les autres, banlieues, espaces ruraux, et même certains arrondissements de Paris, étaient largement oubliés en matière de développement économique, de transports efficaces, d’infrastructures. Ceci crée des inégalités dans l’accès aux services publics, à l’éducation, à la culture, à la sécurité ou à la santé, aboutit à la création de « ghettos », et élève des barrières sociales,
L’Île-de-France est la Région la plus jeune de France métropolitaine : 26% des Franciliens ont moins de 20 ans, et notre Région a l’un des taux de natalité les plus élevés. Mais de très nombreux jeunes n’ont pas la possibilité de réaliser leur ambition, faute de formation adaptée, d’accès à l’emploi, ou simplement d’habiter dans le bon quartier.
Notre région compte enfin toujours plus de travailleurs pauvres, incapables de trouver des logements décents, et de seniors isolés, privés d’accès aux services essentiels.
Nous voulons redonner à chacun sa chance, à chacun ses droits : Formation, Logement, Services publics doivent être accessibles à tous les Franciliens.
MIEUX SE FORMER POUR MIEUX CHOISIR SON AVENIR
Q12 : Mes enfants se perdent dans le « maquis » éducatif. Que peut faire la Région ?
R12 : 483.000 lycéens sont directement concernés par les décisions prises au niveau régional. La Région, responsable de l’infrastructure des lycées, y consacre des moyens importants (1/4 de son budget). Si reconstruire les murs est une nécessité (il faut encore un petit nombre d’années pour terminer une rénovation que l’État n’avait pas été capable de mener avant la décentralisation), on ne saurait négliger les enjeux et l’avenir de l’Île-de-France sans accompagner au plus près enseignants et lycéens.
L’éducation est d’abord nationale, reconnue et respectée comme telle. Mais la Région peut aider à l’orientation et créer un mieux vivre lycéen et un nouvel élan culturel et éducatif depuis les lycées, car de nouveaux besoins sont apparus dans la vie moderne.
Nous soutiendrons la naissance de ce mieux vivre par les actions suivantes :
• Lancer le programme « Passeport Découverte » qui aidera à l’orientation de tous ceux qui veulent découvrir les métiers, dans leur bassin d’emplois ou leur département, par des accords avec les fédérations professionnelles.
• Lutter contre l’échec scolaire en développant des modules adaptés hors temps scolaire et en doublant les écoles de la seconde chance. • Faire aussi du lycée, hors temps scolaire, un espace de savoirs et de culture ouvert, créatif, attractif (cours du soir, musique, théâtre, cinéma…). • Mettre en place un programme de création de bibliothèques et d’espaces numériques de proximité.
• Accompagner les enseignants et les lycéens pour l’éducation aux médias par la création de salles dédiées (Mini studios télé, salles de visioconférence internationale, internet.)
• Ouvrir à l’international en soutenant les échanges de lycéens et l’apprentissage des langues • Aider au développement des activités sportives au sein des lycées
• Mettre en place un Conseil régional des jeunes capable de définir avec les lycéens les besoins futurs et d’accompagner l’engagement solidaire, humanitaire et citoyen qu’ils souhaitent mener • Poursuivre la mise aux normes d’accessibilité des lycées tel que prévu par la loi et mettre en ouvre une politique « d’inclusion » des jeunes handicapés.
Q13 : Les métiers techniques et manuels créent de l’emploi. Comment mieux soutenir l’apprentissage dans la Région ?
R13 : L’apprentissage débouche automatiquement sur l’emploi, ainsi que l’enseignement par alternance. Les 180 Centres de Formation des Apprentis (CFA) d’Île-de-France rendent ainsi accessibles 800 métiers. C’est donc une filière d’éducation à soutenir avec enthousiasme. Le nombre d’apprentis devra donc encore augmenter pour atteindre 150.000 vers 2014. Il faut aussi moderniser cette filière, la rapprocher de son temps et des besoins de demain :
• Pour le permettre, une meilleure information des jeunes sur la qualité et les débouchés des filières, et une information renforcée des entreprises vers les CFA sera nécessaire, utilisant les circuits classiques et l’internet.
• L’ouverture des nouvelles filières économiques (éco-bâtiment, nouvelles technologies) pour certains CFA sera soutenue, en lien avec les tissus économiques locaux. Des démonstrateurs d’éco-bâtiments seront par exemple construits dans des zones choisies, comme la Basse-Seine, et ouverts tant à l’enseignement qu’au public.
• Les CFA de gestion, qui font simplement transiter les crédits vers le secteur de la formation professionnelle après les avoir recueillis, seront groupés en une seule unité pour la Région, et seront progressivement dotés d’un label de qualité pour mieux employer les crédits vers les filières du futur.
Q14 : Comment redonner à chacun sa chance s’il ne fréquente plus le système scolaire ?
R14 : Pour aider à l’intégration professionnelle et sociale durable des jeunes sortis du système éducatif sans qualification et sans emploi, ont été crées les Ecoles de la Deuxième Chance. Aujourd’hui les Ecoles de la Deuxième Chance forment 4.500 stagiaires sur 41 sites implantés dans 12 régions et 25 départements. Plus de 60 % des stagiaires trouvent dès la sortie de l’école, un emploi ou une formation qualifiante
En Ile-de-France, elles ne sont que 11 aujourd’hui, pour plus de 11 millions d’habitants, et leur nombre sera donc doublé, avec une priorité pour les zones où l’échec scolaire est plus élevé.
Q15 : Comment comptez-vous répondre à tous ceux qui souhaitent se former - ou tout simplement savoir - sans devoir quitter leur lieu de vie ?
R15 : Une Université populaire du savoir du soir sera développée dans les locaux publics des écoles et des lycées, organisée par les familles avec des professeurs et des intervenants qualifiés. Elle sera développée sur une base volontaire locale et soutenue par la Région comme un progrès essentiel pour l’accès de tous à la culture et aux savoir faire.
Q16 : Comment rendre plus accessible et mieux soutenir l’Université, la Recherche ?
R16 : L’Île-de-France est la première région universitaire de France et d’Europe avec ses 17 Universités, ses 360.000 étudiants et ses grands campus. Elle doit être un nœud mondial de la connaissance et de l’innovation. La région favorisera la mise en réseau des Universités et laboratoires, de façon à préserver et développer une implantation au plus près de celles et ceux qui en ont besoin, notamment en banlieue, tout en favorisant la plus grande excellence de leur recherche et de leur formation. De plus, on ne devra rénover ou construire des locaux universitaires que si des logements pour les étudiants sont construits à proximité.
La Région peut promouvoir la rénovation du patrimoine, comme elle l’a fait pour les lycées, aider dans la concurrence internationale à recruter les meilleurs professeurs-chercheurs pour leurs besoins, favoriser les échanges internationaux de nos étudiants et enseignants-chercheurs. Des débats citoyens seront aussi organisés à l’échelle de la région de façon à rapprocher les citoyens des travaux de recherche sur notre futur.
AIDER À SE LOGER CEUX EN ONT LE PLUS BESOIN
Q17 : A cause du coût des logements, j’ai dû emménager à plus d’une heure de mon travail. Que faire pour avoir des logements à prix abordable ?
R17 : Dans notre Région, le prix excessif des logements est dû au manque de construction neuve et au décalage entre l’offre et la demande pour certains logements. De plus, il existe aussi près de 300.000 logements vacants, tandis que 400.000 demandes de logements sociaux sont en attente. Bien que les logements soient d’abord de la responsabilité des communes et départements, la Région doit avoir un rôle stratégique pour préserver un développement juste et harmonieux.
Nous proposons de créer un Agence Régionale pour le Logement, structure unique qui permettra d’accéder pour ceux qui changent de résidence par un seul point d’information, au lieu de devoir déposer plusieurs dossiers. Elle veillera aussi à coordonner la nécessaire construction de 60.000 logements par an nécessaires aux Franciliens, à l’acquisition foncière de terrains jusqu’à la construction et l’attribution de logements. Cet Agence garantira la bonne répartition de l’offre de logement sur l’ensemble de la région. Elle favorisera et cofinancera des projets d’aménagement de quartiers à usage mixte (logements, emplois, commerces, services…) : Il pourra aussi proposer des garanties et des aides à la rénovation aux propriétaires afin de remettre en circulation des logements vacants. Il jouera enfin un rôle de « Vigie du logement » afin de faire respecter les obligations légales en matière de logements sociaux.
Pour mieux utiliser les espaces fonciers, nous demanderons aussi à assouplir les règles pour les constructions individuelles (ajout d’une pièce ou d’un étage par exemple). Nous favoriserons aussi la transformation de friches industrielles et ferroviaires en éco-quartiers mixtes, qui incluront une partie réservée à l’habitat groupé (propriétaires + locataires).
Q18 : Faute de place en cité universitaire, j’ai dû travailler pour payer mon logement étudiant près de mon université. Aurai-je plus de chance l’an prochain ?
R18 : Le logement universitaire est un point noir en Île-de-France : à peine un étudiant sur 100 et moins de 30% des étudiants boursiers voient leurs demandes satisfaites, et le programme de construction de la majorité sortante a pris un retard considérable. Ceci est à l’origine d’une très forte inégalité vis-à-vis des études : les étudiants qui doivent travailler pendant leur année scolaire ont des taux d’échec très supérieurs aux autres. Nous nous engageons à construire 20.000 places nouvelles pendant la prochaine mandature. De façon complémentaire, l’Office Régional de l’Habitat accordera des facilités ou garanties financières pour permettre aux particuliers d’héberger des étudiants chez eux et faciliter les colocations, et un mécanisme d’agrément et de contrôle sera créé afin de favoriser l’hébergement d’étudiants par les seniors.
Q19 : Comment permettre aux personnes à mobilité réduite de conserver ou d’acquérir un logement ?
R19 : Seniors et personnes handicapées sont souvent victimes d’un déficit de solidarité dans nos grandes agglomérations et orientés vers des structures spéciales plutôt qu’aidés à accéder ou à demeurer dans leur logement. Avec l’évolution démographique, ce sont près d’un tiers des Franciliens qui sera à mobilité réduite d’ici 2030. La Région instaurera, au travers de son Office Régional de l’Habitat, un prêt à taux zéro accessibilité pour les particuliers, et la mise en place d’un label « Haute Qualité d’Usage » (HQU) en matière d’urbanisme afin de tenir compte des besoins croissants de notre population en matière de logements plus fonctionnels.
ACCÉDER AUX SERVICES PUBLICS ESSENTIELS : TRANSPORTS, SÉCURITÉ, ACTIVITÉS CULTURELLES ET SPORTIVES …
Q20 : Il devient de plus en plus difficile d’accéder aux services publics, surtout pour ceux qui maîtrisent mal Internet. Pouvez-vous faire quelque chose ?
R20 : La Région doit coordonner l’accès aux services publics pour rétablir un service de proximité égalitaire pour tous les Franciliens. Notre action se focalisera sur deux éléments concrets :
• un contrat d’activité avec les entreprises de services publics en échange d’aides ponctuelles de la Région pour les zones les plus difficiles à desservir, ces aides devant être remboursées en cas de défaillances. Une cartographie globale de la région sera établie à cet effet pour mettre en évidence les zones de grand déficit en services publics.
• un soutien spécifique au secteur non-marchand des services (associations d’insertion, de portage commercial, etc.) qui apporte un service irremplaçable aux Franciliens, sous forme de formations et de contrats d’objectifs avec la Région.
Q21 : On constate une dégradation du service rendu aux Franciliens par les transports en commun en termes de régularité, de saturation aux heures de pointe, de confort des voyageurs. Les usagers attendent des améliorations rapidement, lesquelles proposez-vous ?
R21 : Si l’ensemble du réseau transport de notre Région doit être remis à plat, il y a nécessité de remédier, par des mesures à court terme qui ne nécessitent pas d’investissements massifs, aux difficultés les plus urgentes :
• Moderniser et faire fonctionner les axes existants : entretien des infrastructures (rails, signalisation…) pour garantir la ponctualité et la régularité du service, trains à 2 étages, rénovation des lignes RER. Mettre fin à la galère des incidents techniques incessants liés à des matériels vétustes, c’est tout l’enjeu du plan PCS (Ponctualité Confort Sécurité) que nous proposons ;
• Réaliser un plan de déplacements de banlieue à banlieue avec l’accroissement de l’investissement en petite et grande couronne (de 50% aujourd’hui à 70 % demain) et la mise en circulation de 1000 bus supplémentaires sur les lignes de banlieue à banlieue
• Interconnecter les grands axes : projets Arc Express, et Tram-Train Massy-Evry, prolongement et connexion des lignes pour dé-saturer les lignes de métro 1, 3, 6, 7, 13 et RER A et B nord notamment, connexion des gares Saint-Lazare et Montparnasse (projet Esope) ; amélioration de l’intermodalité des transports (gares multimodales) ;
• Développer le réseau secondaire : tramway, Tram-Train, bus en site propre, voies réservées aux deux-roues, utilisation en tarification Navigo des portions franciliennes des grandes lignes et TER seront privilégies pour mieux irriguer la région de façon moins polluante ;
• Fluidifier les axes routiers existants : voies supplémentaires en rétrécissant certaines voies existantes, contournement des centres d’agglomération, synchronisation des feux en heures pleines…
Q22 : Je n’ose plus sortir le soir : comment faire disparaître les zones d’insécurité ?
R22 : Les Franciliens sont très inégaux devant la sécurité, qui est pourtant un droit légitime. La sécurité dépend d’abord de l’État, dont le bilan dans notre région n’est pas fameux. Si la répression doit demeurer une fonction d’État (police et justice), la Région peut néanmoins avoir un rôle majeur dans la prévention. Nous proposons d’agir à cinq niveaux :
(1) Faciliter le rétablissement de la police de proximité, en soutenant sa réimplantation dans les territoires désertés, par des aides à la formation et aux infrastructures ;
(2) Réduire les zones de non-droit par une mixité urbaine renouvelée ;
(3) Soutenir les éducateurs de rue et les associations d’insertion offrant la possibilité d’effectuer des peines de substitution (pour les jeunes et primo-délinquants notamment) afin de prévenir la récidive ;
(4) Renforcer les équipes de la police des transports ;
(5) Aménager les endroits dangereux (gares, passages piétons…).
Q23 : Mon médecin de famille vient de prendre sa retraite, et l’hôpital près de chez moi a fermé. Comment me faire soigner alors que j’ai des difficultés à me déplacer ?
R23 : L’accès aux différents services de santé (spécialistes, médecins conventionnés, services d’urgence…) devient difficile pour beaucoup de Franciliens. Cela est dû à une politique de désengagement de l’État, en charge de ces services, qui ne prend pas en compte les besoins réels de la population. Il est indispensable de repenser la carte des soins de notre région de façon équilibrée. Nous souhaitons renforcer notre action dans ce domaine par deux mesures concrètes :
(1) Faciliter la mutualisation des professionnels de santé (cabinets médicaux, hôpitaux, cliniques…) de façon à préserver leur implantation sur l’ensemble du territoire. La Région soutiendra la mise en place de réseaux et de partenariats entre professionnels.
(2) Instaurer des aides spécifiques aux professionnels (locaux, équipements) en l’échange d’engagements à maintenir des tarifs conventionnés.
Q24 : Comment faire pour que les évènements ou formations culturelles (théâtre, concert, danse…) ne soient pas réservés à quelques privilégiés ?
R24 : L’Île-de-France bénéficie d’une grande richesse en matière culturelle, mais répartie de façon très inégale (avec un fort déficit en grande couronne), et qui rayonne bien moins qu’à Berlin ou Londres. Nous proposons quatre axes d’actions principaux :
(1) développer une politique culturelle de proximité, par l’ouverture de nouveaux lieux d’activités culturelles (comme les lycées) et en soumettant les aides aux professionnels à une condition d’activité dans les zones délaissées ;
(2) intensifier de manière très significative l’effort de démocratisation en matière artistique et culturelle sur les publics prioritaires que sont les jeunes et les seniors, par la création d’un pass culture régional, le soutien aux bibliothèques itinérantes et aux formules de théâtre ou de musique dans les lycées et locaux municipaux ruraux et la création de structures comme un Orchestre Symphonique des Jeunes d’Ile de France ;
(3) La mise en place de coopérations culturelles eurorégionales et internationales afin de favoriser la mobilité des artistes et la circulation des œuvres ;
(4) Une meilleure efficacité de l’action publique par la mise en œuvre de conventions de développement entre l’État et la Région (les Départements ou les intercommunalités volontaires pourront s’associer à ces conventions).
Q25 : La pratique de nombreux sports devient difficile pour beaucoup de Franciliens, faute d’équipements ou d’encadrement. Que peut faire la Région ?
R25 : Le sport est un vecteur social avec des valeurs universelles : éducation, intégration, pédagogie, solidarité et coopération, santé, identité. Or la crise actuelle a des impacts réels sur les budgets sportifs des collectivités comme des entreprises. Sans se substituer aux autres collectivités locales et acteurs du monde sportif, la Région peut intervenir à plusieurs niveaux :
(1) Réduire les inégalités d’accès aux infrastructures sportives par une mutualisation des ressources (équipements et encadrement) dans chaque pôle de vie : de nombreux équipements sont sous-utilisés faute d’accord entre clubs ou collectivités ou par manque d’entraineurs. Les équipements sportifs des lycées pourront aussi être ouverts aux associations dans les créneaux extra-scolaires. La Région mettra en place des conventions aidées de partenariat collectif et encouragera le mécénat sportif ;
(2) Valoriser le rôle des bénévoles. La gestion d’association demande de plus en plus de compétences, c’est pourquoi les formations pour les bénévoles associatifs seront développées et subventionnées et pourront donner lieu à des validations d’acquis ;
(3) Développer des microbases de sports et loisirs dans les zones sous-équipées, en privilégiant les activités respectant l’environnement et la pause de panneaux solaires sur les infrastructures le permettant.
Q26 : Il faut développer des structures de proximité animées par des élus qui connaissent bien nos problèmes ! Que proposez-vous ?
R26 : Nous sommes totalement favorables à l’achèvement de l’intercommunalité, qui favorise l’organisation des territoires de façon équilibrée et l’émergence de projets communs plus cohérents. La Région Île-de-France connaît un certain retard dans ce domaine par rapport aux autres régions. Nous encouragerons la création d’intercommunalités dans une continuité territoriale et de taille raisonnable, qui devraient servir de moteur à la création des pôles de vie que nous voulons faire émerger en Île-de-France. L’intercommunalité permet de sortir de la concurrence entre communes, au mieux inefficace, au pire facteur aggravant les déséquilibres entre les territoires. Mais il faudra mettre en place un fonctionnement pleinement démocratique de ces structures, et donc que leurs assemblées soient élues au suffrage universel.
Q27 : La jeunesse exprime de nouvelles attentes sur sa vie future. Comment allez-vous y répondre ?
R27 : Les réflexions des Jeunes montrent l’attente de forts changements. Que ce soit pour restaurer l’égalité des chances, l’envie d’apprendre, et la recherche de clairs débouchés, les conditions ont beaucoup changé depuis les « 30 glorieuses » : l’orientation des études reste difficile, le monde du travail est moins accueillant, les logements sont chers.. Il faut adapter l’action publique à ces besoins nouveaux : • Pour donner davantage l’envie d’apprendre : consultation préalable des élèves pour recueillir leurs attentes pour l’aménagement des lieux de vie collectifs, culturels et sportifs, à l’occasion de la rénovation des lycées ; installer dans chaque lycée un lieu de réunion associatif et l’aménager ; étendre le dispositif Tick’Art à tous les jeunes de moins de 25 ans, avec tarifs préférentiels.
• Pour devenir acteur de son orientation : créer un guichet unique de l’orientation par Internet, et par des relais locaux dans les établissements. • Pour s’insérer durablement dans le monde du travail : rendre plus simples les dispositifs accessibles aux moins de 25 ans en assouplissant les critères d’accès ; renforcer la formation continue et la validation des acquis d’expérience, particulièrement pour les jeunes les plus en difficulté ; mettre en place un programme « Capital Jeunes » pour accompagner 1 000 projets innovants des jeunes à faible qualification.
• Pour responsabiliser l’accès à l’autonomie : adresser les aides aux jeunes et non aux familles, à partir de 18 ans (notamment les prestations sociales), demander au futur Office Régional de l’Habitat de faciliter l’accès des jeunes au logement, en se portant garant pour les jeunes locataires (sous forme de cotisation à une mutuelle) ; permettre l’achat du mobilier de première nécessité par des prêts à taux zéro ; taxer les logements vides de plus de deux ans pour financer ces nouvelles demandes.
III - PLUS DE PROXIMITE POUR VIVRE MIEUX
Pour beaucoup de Franciliens, les conditions de vie sont devenues très difficiles. Transports, logements, vie de famille, sécurité, accès aux services publics, environnement se sont dégradés de façon inacceptable, à tel point que près d’un Francilien sur deux souhaite maintenant quitter notre région. Alors qu’elle est la région la plus riche de France, l’Île-de-France est descendue au 15ème rang sur 22 en matière de qualité de vie ! Nous voulons inverser cette tendance et revenir dans les 10 premiers d’ici 4 ans.
Pour cela, il faut recréer du local, de la proximité, des liens entre les Franciliens et avec leur territoire, et remettre les Franciliens au cœur des décisions de la région. Transports, habitat, environnement doivent être développés dans une logique de développement durable, et en collaboration étroite avec les élus locaux.
Q28 : Il est facile de parler d’avenir quand tout se dégrade à court terme.
R28 : Résoudre les problèmes d’emploi ou de qualité de vie ne peut se limiter à des mesures à court terme, sans quoi tout recommence le lendemain. Et nous avons aussi des devoirs vis-à-vis de nos enfants et de ceux qui prendront la relève. Que ce soit en matière d’environnement, de recherche, d’universités, de formation, nous devons aussi investir dans l’avenir. Pour mesurer les progrès effectués et le chemin restant à parcourir, nous créerons dès le début de notre mandat l’indice Qualivie, un indicateur de la qualité de vie en Île-de-France, qui sera réalisé par un organisme indépendant et rendu public. Chaque francilien pourra ainsi mesurer l’évolution de sa qualité de vie et juger des travaux du Conseil Régional.
RAPPROCHER LES FRANCILIENS PAR DES TRANSPORTS PLUS FIABLES, PLUS ACCESSIBLES, PLUS SÛRS ET PLUS JUSTES
Q29 : Notre population augmente et donc la demande de transport aussi. Comment éviter une saturation du réseau ?
R29 : L’accroissement de la demande, notamment aux heures de pointe, n’est pas une fatalité. Elle est largement due à la concentration des emplois qui oblige les Franciliens à utiliser les mêmes grands axes de transports aux mêmes heures. A long terme, notre solution est le développement de bassins de vie, où logements et emplois seront rapprochés les uns des autres. Mais en attendant cette modification de notre modèle de développement urbain qui prendra plusieurs années, nous proposons plusieurs mesures concrètes :
• Mettre fin à la galère des incidents techniques incessants liés à des matériels vétustes grâce au plan PCS (Ponctualité Confort Sécurité). Ce plan d’urgence (doublement du budget, soit 50 millions d’euros d’investissement supplémentaires par an) remettra à niveau les infrastructures et matériels des transports en commun, modernisera les points du réseau vétustes (rail, signalisation) et parfois dangereux, et ainsi garantira la ponctualité et la régularité du servic
• 1000 bus propres supplémentaires pour la petite et la grande couronne, afin de réduire l’obligation de transiter par Paris pour les déplacements inter-banlieue ;
• Généraliser les rames à deux étages et connecter les grands axes et les gares Saint-Lazare et Montparnasse pour désaturer certaines lignes de métro et RER A et B ;
• Développer le télétravail en équipant les zones les moins bien desservies ;
• Mettre en place un plan transport-entreprises (covoiturage etc.) destiné à diminuer l’utilisation des voitures par une personne aux heures de pointe.
Q30 : Je ne comprends pas la politique tarifaire de la SNCF ou de la RATP. Est-elle adaptée aux situations personnelles des Franciliens ?
R30 : Rendre le transport gratuit pour tous, c’est autant d’argent qui n’est pas investi pour faire face à l’urgence de rénover le métro, le RER et les trains. Les Franciliens veulent d’abord des trains à l’heure, propres et sûrs. C’est pourquoi la politique tarifaire de la RATP et de la SNCF doit être adaptée à notre quotidien et d’abord aidé les plus défavorisés, en particuliers les personnes au RMI-RSA ou ceux en recherche d’emploi (en fonction de leurs ressources). Nous maintiendrons donc la politique sociale tarifaire actuelle. Pour les jeunes, qui circulent beaucoup, ont peu de ressources et constituent un vivier de talents pour la Région, nous élargirons l’accès à la carte Imagin’R à tous ceux de moins de 26 ans non salariés.
Pour encourager la mobilité de tous au sein de la Région, mais aussi le tourisme en dehors des sites les plus connus, La carte Navigo sera « dézonée » (utilisable sur l’ensemble du réseau) les weekends et en périodes de vacances. Il faut aussi simplifier l’utilisation de la carte Navigo. C’est pourquoi son utilisation sera étendue, notamment aux TER et dessertes de grande ligne, ainsi qu’aux stationnements relais dans les gares que nous développerons. Nous voulons aussi intégrer l’ensemble du système de transport de la région, afin de proposer une offre de transport lisible et complète aux Franciliens. Le Syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF) est l’autorité compétente qui actuellement organise, coordonne et finance les transports publics de voyageurs en Île-de-France. Nous élargirons ses missions à l’ensemble des transports collectifs par bassins de déplacements et aux services alternatifs à la voiture particulière : covoiturage, auto-partage, taxis et assimilés, deux-roues, et les parcs de stationnement relais, pour que la carte NAVIGO soit la carte de la mobilité quel que soit son lieu d’habitation.
Q31 : Je me déplace surtout en transports en commun. Pourquoi est-il si difficile de trouver une information claire et précise et de prendre le métro ou le RER après 1h du matin ?
R31 : Les transports en communs constituent bien sûr un mode de transport qui doit être privilégié ; mais pour cela, il doit être le plus accessible et pratique possible.
• Nous proposerons IdF Trafic 24/24, un système unique d’informations des voyageurs, donnant toutes les informations sur le trafic en temps réel (temps d’attente et de parcours), et intégrant tous les modes de transports collectifs. Nous exigerons de la part des partenaires transports une information immédiate en cas d’incident ;
• Nous simplifierons et unifierons la numérotation et la dénomination des lignes de bus et cars ;
• Nous étendrons progressivement la circulation en continu des métros, tram, bus et RER, toute la nuit le vendredi et le samedi soir.
Q32 : Je suis en fauteuil roulant sans moyen de transport individuel. Du coup, chaque déplacement est une vraie galère, quand il n’est pas tout simplement impossible. Que peut faire la Région pour améliorer ma situation ?
R32 : Les efforts pour rendre les Transports Collectifs accessibles aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR) sont encore bien insuffisants pour espérer atteindre les objectifs fixés par la loi de 2005 sur le Handicap, même s’il convient d’être réaliste en raison de l’ampleur des travaux nécessaires. La région a défini en 2009 un plan ambitieux de mise en accessibilité des transports en commun, notamment sur les bus et le Transilien. Nous nous engageons à respecter les engagements pris par l’intermédiaire du STIF, et à convaincre les autres parties prenantes (Réseaux ferrés de France, la SNCF, les collectivités locales) à en faire de même. Par ailleurs, pour les autres besoins non couverts ou plus spécifiques, se met progressivement en route un système de transport à la demande (dit PAM, « Pour Accéder à la Mobilité »).
Nous proposons d’accélérer sa mise en route et surtout d’assouplir les conditions d’utilisation, en réduisant le délai minimum de réservation. D’autre part, ce service doit être géré au niveau régional afin de permettre plus facilement les trajets entre départements.
Q33 : Je ne bénéficie pas de transports en commun car j’habite dans une zone rurale. Pour me déplacer, je prends ma voiture mais aller à Paris est une vraie galère. Comment améliorer la circulation ?
R33 : Mis à part la construction de nouveaux parkings près des gares, trois priorités s’imposent pour le transport par la route, prenant en compte les nécessités économiques, la priorité donnée aux transports en commun, l’objectif de développement durable, le respect de chaque territoire et un coût « supportable » par les collectivités : 1. l’achèvement des rocades de contournement pour détourner les trafics de la zone centrale de l’agglomération ; 2. la mise à l’étude de voies dédiées au fret routier pour limiter le nombre de camions en transit ; 3. la mise en place d’une voie supplémentaire sur certains tronçons de route ; 4. le développement de l’information en temps réel (IdF trafic 24/24) sur des supports variés.
Se pose également la question des tronçons d’autoroutes payants en Île-de-France (A10, A4, A6 ou A14) : quand les réseaux de transports en commun font défaut, il s’agit de trouver des solutions compensatoires (que la Région pourrait engager avec l’État et les concessionnaires d’autoroutes) en faveur des automobilistes concernés. Il nous parait indispensable que la Région puisse avoir une compétence régionale spécifique pour les voies autoroutières régionales, afin d’optimiser le réseau. Enfin, des voies spécifiques dédiées aux deux-roues permettront de diminuer le flux sur certains axes.
Q34 : Les poids lourds provoquent des nuisances lors des traversées d’agglomérations, existe-t-il un moyen pour réduire le flux de ces camions ?
R34 : Le transport routier répond encore à une nécessité de notre tissu économique. La protection de notre environnement nous impose cependant de concevoir le transport de marchandises en fonction des objectifs de développement durable. La priorité est de réduire le flux de camions qui traversent la région sans s’y arrêter. C’est pourquoi, nous proposons de : • Mettre en place un schéma régional pour le fret, de façon à limiter les transits par camion de marchandise dans la région : fret à grande vitesse, ferroutage et voies fluviales ; • Aider à l’acquisition de véhicules propres pour les collectivités et les transporteurs assurant des dessertes locales. Nous développerons aussi des zones intermédiaires de stockage logistique pour limiter les déplacements de poids lourds dans les agglomérations.
Q35 : Comment utiliser le transport aérien sans accroître ses nuisances ?
R35 : La construction d’un troisième aéroport en région parisienne n’est pas d’actualité, pour des raisons environnementales évidentes. Néanmoins, il faut anticiper l’accroissement de la demande, aussi bien au niveau des voyageurs (tourisme et affaire) que du transport de marchandises. Ceci ne peut être réalisé que par un aménagement strictement contrôlé des aéroports de l’Île-de-France, et une coopération accrue avec les aéroports situés dans les régions avoisinantes. Il existe notamment une opportunité intéressante avec l’aéroport sous-utilisé de Chalons-Vatry, en Champagne. Afin que les compagnies low-cost et le transport de fret puisse s’y développer de façon efficace, il faudra mutualiser nos ressources avec la région Champagne-Ardenne afin de remettre à niveau les liaisons ferrées avec cet aéroport, en lien avec le TGV Est. Ceci permettra de mieux desservir l’Est Parisien tout en minimisant l’impact de l’accroissement du trafic aérien sur les populations riveraines des aéroports franciliens, et d’accompagner un développement économique compatible avec la protection de l’environnement. Parallèlement, le transport aérien de marchandises doit être réorganisé sur les aéroports de Beauvais et du Bourget. Enfin, l’aéroport de Saint-Cyr l’Ecole (à côté de Saint-Quentin en Yvelines), situé en dehors des zones d’habitation mais facilement accessible, pourrait être développé pour le transport de voyageurs.
CONSTRUIRE UNE RÉGION DURABLE
Q36 : Comment allez-vous remédier à la dégradation continue de notre cadre de vie ?
R36 : L’éclatement géographique entre logements et emplois et leur concentration excessive (tours, cités…) constitue l’un des principaux facteurs de nuisances dans notre région. Au-delà de transports efficaces, les Franciliens ont le droit à leur espace vital. Il est temps d’humaniser notre habitat en restaurant une véritable mixité :
• Nous créerons de véritables bassins de vie à taille humaine : que chaque Francilien ait la possibilité d’être à moins de 30 minutes à la fois d’un emploi, des services publics essentiels, de commerces, d’équipements sportif ou culturel, d’espaces naturels...
• Nous voulons diminuer la demande de transports de 20 % (durée et distance), en rapprochant domicile et emploi. Ceci sera réalisé en partenariat avec les collectivités et l’État, par le renforcement des conventions emplois/habitat. Celles-ci devront inclure la construction de 3 à 4 m2 de logement par m2 de bureaux dans les zones déjà denses en entreprises (afin de limiter les concentrations de type La Défense). A l’inverse, la réimplantation des entreprises dans les zones d’habitation délaissées sera favorisée ;
• La région soutiendra de façon prioritaire les Schémas de Cohérence Territoriale (SCOT) des intercommunalités privilégiant la construction de réseaux de petites structures interconnectées à usage mixte (intégrant logements, commerces, petites entreprises, services publics et espaces verts, reliés par des voies de transports doux), avec un réel contrôle de la densification urbaine et la préservation d’espaces naturels (notamment boisés) ;
• La réimplantation des commerces de proximité et des marchés dans les zones délaissées sera favorisée par des aides spécifiques.
Q37 : Après Copenhague, comment tenir un engagement régional à la hauteur pour l’environnement ?
R37 : Si Copenhague a été un échec pour les Nations, le tableau n’est pas aussi noir en ce qui concerne les Régions, notamment grâce à l’initiative R20 – par analogie avec le G20 - initiée par la Californie (l’Île-de-France fait partie des 5 membres fondateurs), qui prévoit d’atteindre 45% d’énergie renouvelable dans les Régions. Dans cet esprit, nous fixons un objectif de réduire de 30% nos émissions de CO2 d’ici 2020, sans attendre les décisions internationales.
Q 38 : Comment être concret et réaliste pour l’environnement ?
R38 : C’est par l’action quotidienne et locale pour repenser et transformer notre modèle de développement et nos activités que nous y parviendrons. Nous voulons :
• Diminuer la demande de transports, et non l’augmenter comme le prévoit le projet du gouvernement, sans avoir les moyens de le financer. En rapprochant le domicile de l’emploi et inversement, il y aura une demande de transport plus locale et donc moins polluante de déplacements en Île-de-France. C’est de loin le levier le plus puissant pour atteindre les objectifs de préservation de notre environnement ;
• Réduire l’impact énergétique des bâtiments. Des actions spécifiques pour les particuliers seront financées par un Fonds Régional d’Efficacité Énergétique. Tous les bâtiments relevant de la Région (Lycées, Administration régionale, etc.) seront transformés progressivement en bâtiments à énergie positive (c’est à dire producteurs d’énergie) grâce notamment à l’installation de panneaux solaires. Des démonstrateurs seront proposés au public dans plusieurs zones d’Île-de-France, en liaison avec les unions professionnelles, afin de présenter les solutions les plus efficaces et économiques aux franciliens. Les projets d’éco-quartiers des communes seront soutenus par la Région ;
• Accroître la part d’énergies renouvelables en Île-de-France : un plan de développement de nos capacités énergétiques renouvelables (solaire, éolien, géothermie, filière bois…) sera mis en œuvre, afin de diminuer le taux de dépendance énergétique de la Région. Notre objectif est d’atteindre un taux d’énergie produite en Île-de-France (par rapport à la consommation totale d’énergie) de 20% en 2020, contre seulement 11% aujourd’hui.
• Réintégrer la nature dans notre environnement urbain. Nous créerons une Coulée bleue francilienne : les berges de la Seine et de la Marne seront aménagées en promenade et réserve naturelle, afin de faire respirer la région et développer un tourisme vert de proximité. De nouveaux parcs naturels seront ouverts en petite Couronne, en favorisant les espaces boisés afin de lutter contre la pollution et le réchauffement, en coopération avec les collectivités locales concernées. L’agriculture maraîchère et biologique sera réintroduite dans le milieu urbain, afin de préserver et valoriser nos espaces verts et fournir une production locale et peu polluante aux Franciliens.
• Créer de nouvelles filières de formation : Les Centres de formation pour apprentis seront partiellement orientés vers les éco-technologies du bâtiment et des transports, de façon à ce que les petites et moyennes entreprises qui souhaitent en faire leur activité les accueillent plus facilement. Valoriser les déchets : en favorisant le tri entre matière organique (vivant) et inorganique de façon à simplifier les filières de traitement qui deviennent trop coûteuses. • Une gouvernance responsable : un Vice-président sera en charge de l’ensemble de ces actions, qui seront regroupées dans une seule Agence Régionale de l’Environnement pour augmenter l’efficacité de la dépense.
Q39 : Pour lutter contre la pollution, comment favoriser les modes de transports propres ?
R39 : Les transports constituent le second facteur de pollution dans notre région. Il convient donc de multiplier les mesures afin de réduire ses effets. La réduction de la demande de transport et de la durée des trajets, par plus de proximité entre emplois et logements, et l’amélioration des transports collectifs, constituent les mesures les plus efficaces. Mais nous complèteront ces actions par un Plan Régional de Transports Propres pour limiter l’impact des transports sur l’environnement :
•La création d’infrastructures cyclables dédiées proposant des itinéraires régionaux et locaux pour favoriser l’accès à vélo aux équipements publics et scolaires, aux pôles commerciaux, aux gares ainsi qu’aux territoires à enjeux touristiques et de loisirs. Nous améliorerons significativement l’offre de stationnement pour vélo, tout particulièrement au sein des établissements scolaires, ainsi qu’auprès des gares afin de favoriser la combinaison vélo et transports collectifs. Des aides régionales permettront à toutes les collectivités qui le souhaitent de développer un système de vélo partage ;
•La voie d’eau revêt également un potentiel non négligeable, à la fois en termes économiques et écologiques, pour le transport de personnes. Nous développerons le transport par les navettes fluviales (Seine, canal de l’Ourcq…) et lancerons des études pour envisager des navettes sur la Marne et Oise ;
•Pour les Franciliens qui sont contraints d’utiliser leur voiture pour se rendre à une gare de RER ou de Transilien de grande couronne, nous créerons des « parcs relais régionaux » de stationnement à proximité des gares principales et accessibles grâce au Pass Navigo. Ainsi le coût du parking sera intégré dans le prix du Pass Navigo ; •Nous accompagnerons le développement d’auto-partage pour encourager les Franciliens à renoncer à disposer d’une voiture particulière ou d’en acquérir une deuxième, et lancerons un site régional de covoiturage.
Q40 : Les constructions urbaines utilisent beaucoup d’énergie. Qu’allez-vous faire pour minimiser leur impact sur l’environnement ?
R40 : Il faut renforcer l’efficacité énergétique et le développement des éco-quartiers, et privilégier la réhabilitation de l’existant plutôt que la déconstruction/construction de quartiers. La Région, par le biais de son Office Régional de l’Habitat, créera un Fond Régional d’Efficacité Énergétique, qui se refinancera grâce aux économies d’énergies réalisées. Il permettra de financer les travaux d’isolation thermique des ménages modestes afin de réduire le bilan énergétique des bâtiments qui constitue 33% des émissions de CO2, et les amener à la norme HQE (Haute Qualité Environnementale), avec notamment une prime à la casse pour les vieilles chaudières. Nous faciliterons les démarches citoyennes d’éco-consommateurs d’énergie (permettant de réguler et d’optimiser notre consommation d’électricité), rendues possibles par les nouvelles technologies. Enfin, nous soutiendrons la mise en place d’une véritable filière de formation aux métiers liés à l’efficacité énergétique (notamment les Centre de Formation et d’Apprentissage) et nous réintroduirons des espaces boisés en proche banlieue, qui constituent les meilleurs régulateurs naturels de la pollution et de la température.
GOUVERNER DANS UN CADRE PLUS PROCHE, MIEUX COMPRIS ET PLUS TRANSPARENT
Q41 : Je pense que notre Région est très différente des autres et mérite un projet ambitieux ! Pourquoi vous opposez-vous au Grand Paris ?
R41 : L’Île-de-France est en effet la première Région de France et bénéficie d’un fort rayonnement international. Elle contribue à hauteur de 29% de la richesse intérieure (le PIB) de la France. Comme vous, nous partageons une grande ambition pour notre région. Elle doit en particulier jouer un rôle d’animateur sur les grands projets d’aménagement de la région. Pour autant, nous ne sommes pas favorables à des projets ruineux comme le Grand Paris tel que défini aujourd’hui ou aux « Opération d’Intérêt National » qui viennent saturer les capacités d’investissements pour plusieurs années et dont beaucoup conviennent qu’ils sont mal et trop vite pensés. Ces projets visent en réalité à créer des ensembles territoriaux à seule compétence de l’État dans une pure logique de recentralisation, et ne prennent pas en compte les intérêts réels des Franciliens.
Nous souhaitons au contraire le rapprochement entre instances politiques et citoyens par une vraie décentralisation des responsabilités vers les élus locaux pour tout ce qui n’est pas de dimension nationale, afin de mieux prendre en compte les intérêts des citoyens.
Q42 : Je n’ai jamais eu de contact avec mon conseiller régional dont je ne connais même pas le nom ! Pourquoi voulez-vous que j’aille voter ?
R42 : La Région agit très directement sur la vie des citoyens au quotidien, car elle consacre chaque année plus de 4,5 milliards d’euros aux transports, à l’entretien et à la rénovation des lycées, à la formation professionnelle, au tourisme, à l’emploi, à la culture… Face aux menaces que font peser sur elle les attaques de l’État, il faut garantir au Conseil Régional sa fonction de fédérateur et coordonnateur les actions des différents acteurs de proximité, pour assurer une plus grande solidarité entre les territoires, préserver et développer une qualité de vie maximale pour tous les Franciliens.
Q43 : La réforme des collectivités territoriales est une nécessité ! Que comptez-vous faire pour supprimer ce véritable « millefeuille » des institutions, coûteux en fonctionnement et sans doute peu efficace ?
R43 : Nous sommes partisans de laisser aux collectivités territoriales, de la commune à la région, les compétences générales inscrites à la Constitution ; mais il est nécessaire de commencer la simplification et donc de répartir les rôles entre les institutions locales, en particulier dans les cas où le nombre d’intervenants nuit à l‘efficacité de l’action publique et où des économies de fonctionnement sont possibles. Dans cette perspective nous sommes favorables à une expérimentation de rapprochement des administrations régionale et départementale. Lycées et collèges pourraient être ainsi gérés par une même entité. De la même façon, nous souhaitons renforcer les intercommunalités de taille raisonnable, qui seront les moteurs à la création des bassins de vie que nous souhaitons voir émerger. Mais la réforme en cours, derrière un affichage de simplification et de réduction de coûts, poursuit en réalité des objectifs politiques en réduisant les marges de manœuvre des Régions. Nous demandons simplement que l’État laisse la Région s’occuper des affaires régionales et lui laisse les moyens d’agir, et c’est ainsi que nous gèrerons le Conseil Régional.
Q44 : Tout le monde parle de gouvernance et de démocratie participative ! Or je suis mal informé sur ce que fait la Région et encore moins consulté ! Qu’est-ce qui vous distingue des autres ?
R44 : Le Conseil Régional doit aussi développer la concertation avec les habitants, les associations, les entreprises, les élus sur les sujets importants comme les transports, le logement, l’emploi. La Région doit devenir une instance exemplaire en matière de participation citoyenne : rencontres informatives annuelles avec la population, expériences de concertation à l’échelle de la région pour des sujets émergents, voire constitution de « jurys citoyens » dans des domaines impliquant des choix socio-techniques majeurs, comme par exemple celui de l’énergie. Dans cette perspective, nous proposerons la création d’antennes locales du conseil régional dans chaque département et le transfert du siège du Conseil Régional dans une zone urbaine sensible de la petite couronne. Les conseillers régionaux du Mouvement Démocrate s’engagent à rendre compte régulièrement de leur action par l’intermédiaire des réseaux sociaux, et à informer en avance la population sur les dossiers importants pour lui permettre de se positionner. Leurs statistiques de présence seront aussi librement consultables.
Q45 : Je ne suis pas sûr que la Région soit bien gérée ! On dépense sans compter ! Il faut faire des économies ! Partagez-vous cet objectif ?
R45 : La situation budgétaire depuis 2003 s’est dégradée, même si par rapport à d’autres régions elle n’est pas catastrophique. Les grands équilibres budgétaires se sont détériorés progressivement et la capacité d’autofinancement – financer l’avenir avec ses propres fonds - s’est considérablement réduite. Cette situation s’explique en partie par l’incapacité de l’État à tenir ses engagements financiers, mais aussi par une faible maîtrise des dépenses de fonctionnement de la Région. Pour financer les investissements de la Région, l’endettement a fortement augmenté, et les « marges de manœuvre » financières pour la prochaine mandature sont réduites. Préparer l’avenir, c’est léguer à nos enfants une situation financière saine tout en effectuant les investissements nécessaires pour l’avenir. La Région doit aussi se fixer des objectifs d’économies de dépenses : il n’est pas question de reporter sur nos enfants le poids financier de notre fonctionnement actuel par un endettement excessif. Ce n’est pas parce que le gouvernement actuel mène la France à la faillite que nous devons en faire de même…
Q46 : Vous faites comme les autres beaucoup de propositions ! Mais les Régions sont endettées et les impôts déjà élevés ! Comment allez-vous faire ?
R46 : Les propositions inscrites dans notre programme sont principalement fondées sur une logique de réallocation et de recentrage des dépenses sur les priorités et non sur une augmentation des dépenses. En raison de la crise actuelle, nous avons fixé pour priorité un accroissement de l’effort de la Région pour le l’emploi, au travers d’un soutien aux PME-PMI, car cela permettra de relancer plus rapidement notre croissance et donc nos recettes fiscales. Nous agirons pour obtenir le transfert des ressources de l’État vers la Région qui aurait dû suivre celui du transfert des compétences et nous poursuivrons si besoin l’État auprès du Conseil d’État pour obtenir les sommes dues.
Q47 : Les finances permettent-elles de réaliser vos propositions d’avenir ?
R47 : Nous fixons pour la prochaine mandature une limitation stricte des dépenses de fonctionnement à leur niveau actuel (hors inflation). Nous nous engageons à ne pas augmenter les impôts et à limiter notre endettement. Nous souhaitons inscrire la Région dans une logique de résultats et non plus seulement de moyens. Pour cela, il est important que la Région mette en place une politique de gestion par objectifs et renforce ses compétences en matière de contrôle de gestion, de pilotage des dépenses et d’évaluation des politiques publiques. Nous proposerons la publication d’un « tableau de bord » qui montrera le bon usage de la fiscalité, basé sur une évaluation régulière des politiques publiques placées sous la responsabilité de la Région.
Q 48 : Comment comptez vous mesurez les effets de vos actions ?
R48 : Une région, comme un pays, ne peut se résumer à un taux de croissance, ni à de seuls indicateurs financiers. Pour mesurer les progrès effectués et le chemin restant à parcourir, nous créerons dès le début de notre mandat l’indice Qualivie, un indicateur de la qualité de vie en Île-de-France. Cet indicateur sera réalisé par un organisme indépendant et sera public. Chaque francilien pourra ainsi mesurer l’évolution de la qualité de vie de sa région et évaluer l’impact des politiques du Conseil Régional.
SE RAPPROCHER DU MONDE EN AUGMENTANT NOS ATOUTS
Q49 : Vous parlez de l’Europe ! Quel est notre lien ? Que fait l’Europe pour les Franciliens et comment agir ?
R49 : La région est représentée au niveau européen au Comité des Régions et à l’Assemblée des Régions. Par ailleurs, l’Europe met à la disposition des régions plusieurs fonds financiers, tels que le Fond Social Européen. Pour la 1ère fois, en 2009, la région Île-de-France a bénéficié du Fonds Européen Agricole pour le développement rural. Nous voulons renforcer l’utilisation de ces fonds européens, trop peu sollicités faute de projets : certains départements, comme l’Essonne ou le Val-de-Marne par exemple, ne semblent pas bénéficier des ressources auxquelles ils pourraient prétendre. Il y a donc nécessité de mettre en place une information et une communication renforcée à destination des entreprises, associations et collectivités locales pour leur permettre d’avoir un meilleur accès aux fonds européens. La présence d’ « Île-de-France Europe » à Bruxelles y sera entièrement consacrée.
Et surtout, nous voulons que ces fonds soient directement gérés par notre Région, l’expérience alsacienne s’étant avérée positive, afin de rationaliser leur programmation, leur gestion et leur contrôle.
Q50 : Et l’International, on nous en parle mais à quoi cela nous sert concrètement ?
R50 : La Région Île-de-France doit nouer des partenariats dans le monde entier pour attirer l’investissement financier international, mais aussi développer une politique active d’échanges culturels et exprimer la solidarité des Franciliens vers les pays les plus démunis, comme lors du récent séisme en Haïti. Pour cela, nous proposons le renforcement et l’extension de l’agence Île-de-France Europe en Île-de-France International. Cette agence aura ainsi compétence partout dans le monde pour défendre nos intérêts dans des domaines comme le tourisme ou la recherche et soutenir notre collaboration avec les pays en voie de développement, dont sont originaires beaucoup de Franciliens.
Nous voulons redynamiser nos liens avec l’étranger notamment en matière économique en rationalisant nos réseaux pour les rendre plus efficaces et les mettre davantage à la disposition de nos différentes politiques publiques (éducation, aménagement, transports, apprentissage…).
Q51 : Finalement, quelle serait, selon vous, l’action la plus décisive pour écouter les Franciliens et restaurer une qualité de vie à la hauteur de la région capitale ?
R51 : Notre priorité est de recréer de vrais BASSINS DE VIE en Île-de-France. Comme nous l’avons souligné, la Région joue un rôle essentiel dans de nombreux domaines qui touchent directement à la qualité de vie du citoyen : les transports, la formation professionnelle, l’emploi, les lycées, la culture…. Or, cette qualité de vie s’est considérablement dégradée dans notre région, malgré sa richesse globale, en raison de l’oubli des préoccupations des Franciliens dans les décisions politiques. L’échelon régional est de toute évidence le plus pertinent pour assurer un développement plus équilibré et harmonieux des territoires, et restaurer une véritable égalité des chances entre franciliens. Le développement de notre région s’est fait au détriment des solidarités, des contacts humains, de notre environnement. Nous voulons restaurer de la proximité dans l’ensemble de nos actions et dans le développement de notre Région, afin que de nouveau il y fasse bon vivre. ET CELA COMMENCE PAR L’EMPLOI.
Q52 : Après l’élection régionale, comment comptez-vous agir, avec ceux qui seront élus MoDem, pendant le prochain mandat ?
R52 : Avant d’imaginer la prochaine Assemblée régionale et la mandature 2010-2014, il faut passer le seuil démocratique de l’élection. Mais nous nous engageons à gérer la Région en dépassant les clivages politiciens, entre droite et gauche, qui ont largement paralysé l’action du Conseil régional sur des sujets majeurs.
Nous avons préparé ce projet en concertation avec des dizaines de Franciliennes et de Franciliens. Notre ambition est de tendre vers un but, celui de la qualité de vie pour tous, et de prendre des décisions rapides pour l’atteindre.
Les 14 et 21 mars, libérons les énergies de notre région.
ALAIN DOLIUM ET LES CO-LISTIERS DE LA LISTE DU MOUVEMENT DEMOCRATE EN ILE-DE-FRANCE
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